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Monographies des villes et villages de France
Des livres de référence d'histoire locale

1198, "TESTE (LA) (Le Vieux) et le château des captaux de Buch", "Gustave Labat", "2002, réimpression de l'ouvrage paru en 1900", "Format 14 X 20. 130 pages", "18e", "", 4, "Membre de l'académie de Bordeaux et correspondant de l'Instruction publique, Gustave Labat a consacré à La Teste beaucoup plus qu'une simple étude historique. Ce n'est pas seulement le fruit de ses travaux sur cette ville et sa région, qu'il nous livre ici, mais toute une partie de lui-même : l'amitié et le magistère de Jules Delpit, ainsi que son attachement personnel pour le pays de Buch ayant été déterminants dans la constitution de cet ouvrage, à partir de documents, de notes et de souvenirs qui se rapportaient à cette " contrée trop longtemps négligée ". En réalité, La Teste-de-Buch l'a suivi pendant toute son existence : il a découvert la localité, tout enfant, au terme d'un voyage épique de quinze heures qui l'a conduit d'abord de Bordeaux jusqu'à Gujan-Mestras, puis à La Teste, après être passé par Pessac, par la Croix d'Inx, Biganos, Lamothe, Le Teich et Gujan. Il décrit la première impression étrange et fascinante qu'il a ressentie et la découverte, treize ans plus tard, des anciens fossés qui entouraient le château des seigneurs locaux, les fameux captaux issus de la maison de Bordeaux, comme les Grély, les Foix, les Candale.
Il évoque le plus célèbre d'entre eux, Jean III de Grély, l'un des plus valeureux chefs de guerre de son époque, qui, de retour de campagne en Prusse avec Gaston Phœbus, le comte de Foix, entra dans la ville de Meaux, où s'était réfugié le duc d'Orléans et son entourage, puis chargea avec ses gens les Jacques qui assiégeaient la cité et « les mit en fuite après en avoir tué sept mille » (1358). Par contre, il échoua devant Duguesclin qui le vainquit et le fit prisonnier à Cocherel (1364). Réintégré dans le royaume de France en 1451, le captalat de Buch ne retrouva son seigneur, Jean de Foix, retiré en Angleterre, qu'en 1465 et jusqu'à la fin du XVIIe siècle, il fut délaissé par ses maîtres, avant de jouer à nouveau un rôle de place forte et de prison, au moment où la guerre civile faisait rage en Guyenne, le prince de Condé, le prince de Conti et le duc de Longueville ayant fomenté une révolte contre Mazarin. Quant à la paroisse de Saint-Vincent de La Teste, elle eut, elle aussi, une grande importance, puisqu'elle est citée, dès le XIIe siècle, comme un archiprêtré du diocèse de Bordeaux.
Mais que de temps passé (par l'auteur) pour visiter les lieux et consulter les archives de l'archevêché de Bordeaux, où il recense les plaintes du curé Jean de Labeythie au sujet des violences exercées par les gens de guerre (1640) et l'interdiction épiscopale de fournir un logis aux « femmes vagues et desbauchées » (1626) ! Avec quel soin il explore les archives départementales où il apprend que le même prêtre refuse la communion au seigneur de Ruat, excommunié pour avoir battu son valet (1640) ! Que d'attention (affectueuse) dans le relevé du partage de la dîme des essaims d'abeilles et des ruches, entre Notre-Dame des Monts et l'église de Gujan ; dans la description des vieilles maisons de La Teste, dont la plus ancienne date de 1611 ; dans la restitution des inscriptions et dédicaces pieuses qui figurent sur les façades, coutume observée par les Testerins aux XVIIe et XVIIIe siècles ; dans l'énumération des anciennes familles du lieu (Ruat, de Caupos, Peyjehan de Francon, Baleste, Taffard), avec la mise en exergue de leurs armes et la citation des dates essentielles de leur vie...
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