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Monographies des villes et villages de France
Des livres de référence d'histoire locale

1794, "ROUEN (Description historique des maisons de)", "Eustache de Laquerrière", "1999, réimpression", "Format 14 X 20.", 248, "", 4, "« Son paysage urbain, aperçu de la chapelle de Bonsecours, sur le mont Gargan, est l'un des plus beaux et les plus caractéristiques qui soient », écrivait un chroniqueur à propos de la ville de Rouen ; et il n'est guère de visiteur qui, même au terme d'un bref séjour, n'ait vanté les charmes de l'ancienne capitale de Rollon, patrie de Corneille, de Benserade, de Saint-Amant, de Fontenelle, de Boïeldieu, de Géricault, de la Champmeslé et de Flaubert... Il y a des lieux qui semblent bénis des dieux ; située au point de transbordement entre la navigation maritime et la navigation fluviale, au carrefour d'importantes voies navigables, de routes et de voies ferrées, Rouen connut une destinée exceptionnelle, politique, commerciale et culturelle : son site unique a favorisé son extension dans l'espace, ses activités marchandes et artisanales bien avant l'ère industrielle et sa présence dans tous les grands rendez-vous de l'histoire ; la richesse et la beauté de son patrimoine architectural laisse, aujourd'hui encore, l'amateur pantois et personne ne traverse « la ville aux mille clochers », incendiée en 1940 et bombardée en 1944, sans éprouver un sentiment d'étonnement et d'admiration.
Pourtant, ce ne sont pas les édifices les plus célèbres de la ville (la cathédrale Notre-Dame, les églises Saint-Ouen et Saint-Maclou, l'ancienne chapelle des Carmes, l'hôtel de Bourgtheroulde, le Gros Horloge, etc.) qui sont décrits avec soin et ferveur dans l'ouvrage que nous présentons ici, mais - ce qui en fait sa rareté et sa singularité - « les constructions privées les plus remarquables des derniers siècles » ; « Nous nous sommes attachés, surtout, à recueillir les maisons les plus curieuses du premier siècle des arts dans les temps modernes, du seizième siècle, est-il noté dans la préface, et nous nous sommes arrêtés à peu près au milieu du dix-septième. » Et il est précisé : « Notre travail n'eût pas été complet si, dans la nomenclature des maisons les plus remarquables, nous n'eussions pas introduit les édifices publics vendus ou qui ont changé de destination depuis la révolution. Ces édifices, devenus des propriétés privées, nous ont fourni le sujet de notices qui ne seront peut-être pas sans intérêt pour les amis des arts. (...) Les églises des couvents supprimés avaient les mêmes droits à notre souvenir. Nous en parlons avec plus ou moins de détail, selon que l'édifice est plus ou moins bien conservé... » C'était donc, pour la première fois, l'étude archéologique du patrimoine architectural des Rouennais qui était porté à la connaissance du public et ce travail unique, réalisé à l'époque avec la collaboration des habitants, fruit d'une compilation d'archives, d'études sur le terrain et de nombreuses rencontres avec les résidents des lieux concernés, méritait d'être mis (à nouveau) à la disposition de tous aujourd'hui. Comment, en cette aube du troisième millénaire, ne pas savourer le plaisir de cette redécouverte, en arpentant les rues de la cité ou avec un plan détaillé sous les yeux, passant de la rue Saint-Lô à la rue des Quatre-Vents, de la place des Carmes à la rue de la Chaîne, du faubourg Cauchoise à la place de la Rougemare, admirant pilastres, chapiteaux, mascarons et moulures gothiques, plongeant ainsi dans le coeur de la ville ?
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