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Monographies des villes et villages de France
Des livres de référence d'histoire locale

1843, "GUÉTHARY. Esquisse historique", "Roland Moreau", "2002, réimpression de l'ouvrage paru en 1973", "Format 14 X 20. 112 pages", "15e", "", 4, "On a beaucoup écrit sur le Pays basque et sur Guéthary en particulier : Voltaire décrivant « un petit peuple qui saute et danse au pied des Pyrénées », tandis qu'Hippolyte Taine, un siècle plus tard, évoquait sombrement « un Océan qui déchire et dépeuple sa plage, (...) des goëlands qui crient, » et que Paul-Jean Toulet qui vint y finir ses jours, entouré par ses amis Émile Henriot, Jean-Louis Vaudoyer, Claude Debussy ou Maurice Rostand, composa, la veille de sa mort, ce qui ressemble fort à une ode à ces lieux. C'est aussi en amoureux de cette belle région, mais surtout en compilateur d'archives et en chroniqueur attaché à la réalité des faits que Roland Moreau, lui, retrace l'histoire de Guéthary, dans une double perspective, celle du village et de la paroisse, brossant un panorama complet de la localité depuis ses origines jusqu'à nos jours, c'est-à-dire à dater de l'époque médiévale dominée par la pêche et l'agriculture jusqu'au dernier quart du XXe siècle qui vit se développer l'industrie et le tourisme. Entre temps, Catarie (qui allait devenir Catari, en 1577, Guettari en 1664 et Guéthary beaucoup plus tard) détruit par les Normands comme les villages environnants s'était reconstitué et possédait une église (XIIe siècle), apparaissant d'abord comme le port et une dépendance de Bidart (citation du XVIe siècle), puis devenant une agglomération autonome.
Cette cohabitation née des faits fut à l'origine de nombreuses dissensions entre les deux villages (registres municipaux de Bidart), en dépit des intérêts communs et des risques partagés (pêche à la baleine, au thon et à la morue, guerre de course sur mer aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles) et il y aura un procès long, coûteux et retentissant en 1749 entre les deux communes à propos des réparations portuaires. Sur terre, les violences incessantes saigneront littéralement la région : au XVIe siècle, « pilleries et brûleries réciproques », au XVIIe c'est la guerre de Trente Ans, au XVIIIe guerre de Sept Ans (réquisitions pour la Marine), épizootie (1773), crise de la pêche, diminution du commerce avec l'Espagne, Révolution de 89, et guerres impériales au siècle suivant... Malgré toutes ces épreuves, la foi religieuse des Guéthariars demeure intacte : sous la Révolution ils gardent un curé jusqu'en 1792, le fameux abbé Darrigol, qui exercera son ministère en dépit des persécutions, parfois déguisé pour circuler plus facilement, précurseur, en quelque sorte, de l'abbé Arcimisgaray, prêtre guerrier face à la municipalité (1785-1855), mort pour avoir sauvé de malheureux naufragés et de Mgr Mugabure, missionnaire et archevêque de Tokyo (1906). Cette multitude d'événements ne faisant pas oublier à l'auteur d'évoquer longuement le jeu de pelote et « le magnifique fronton dont s'enorgueillit Guéthary ».
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