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Monographies des villes et villages de France
Des livres de référence d'histoire locale

1857, "SAUMUR (Recherches historiques sur la ville de) - Tome II", "J.-F. Bodin", "2002, réimpression de l'ouvrage paru en 1814", "Format 14 X 20. 538 pages", "64e", "", 4, "L'ouvrage présenté ici est le deuxième, et dernier, volume de la monographie intitulée Recherches historiques sur la ville de Saumur, ses monuments et ceux de son arrondissement. Cette fois, J.-F. Bodin retrace l'histoire de la cité et des localités environnantes depuis la fin du XVe siècle jusqu'au début du XIXe. Cette période est dominée, à Saumur et dans toute la région, par la question religieuse. Les Saumurois ayant adopté très tôt (vers le milieu du XVIe siècle) les idées de la Réforme, il se constitua un fort parti protestant dans la ville : les églises et les édifices des communautés furent pillés et mis à mal, les combats entre huguenots et catholiques furent féroces, mais en 1589 Duplessis-Mornay servit de conciliateur entre le roi et Henri de Navarre et ce dernier obtint la cité dont Duplessis-Mornay devint le gouverneur. Dix ans plus tard, la situation s'étant apaisée, celui-ci fonda à Saumur une Académie de théologie protestante, réputée dans toute l'Europe, qui valut à la cité le surnom de « Seconde Genève  ». Il fit aussi consolider les fortifications de la ville et du château, reçut Marie de Médicis et Louis XIII en 1614, mais le roi le destitua en 1621 et deux ans plus tard, les fortifications étaient démantelées. Cependant, c'est surtout la révocation de l'édit de Nantes (1685) qui vida la cité de la moitié de sa population et la plongea dans le marasme économique.
Tous ces événements, relatés avec soin, n'empêchent pas l'auteur d'évoquer les monuments de Saumur et du Saumurois qui ont pâti, ou non, des violences précitées : l'église du Puy-Notre-Dame dont la « sainte ceinture », disait-on, protégeait les femmes, la maison de Marc Duncan, médecin et professeur, celle de Mme Dacier, remarquable érudite et traductrice d'Homère, les châteaux de Brézé et de Milly, les couvents, l'église de Notre-Dame des Ardilliers, l'hospice de la Providence et l'École de cavalerie pour laquelle on construira la Caserne, un bâtiment d'une magnificence royale. La prospérité reviendra avec la toile, la tannerie et le commerce des vins, mais la violence frappera à nouveau la ville, en 1793, lorsqu'elle sera prise par les Vendéens de Cathelineau. Cette victoire, particulièrement meurtrière, attira l'attention de toute la France et même de l'Europe sur Saumur, dont certaines familles nobles suivirent l'armée vendéenne dans sa retraite, condamnées, par la suite, à un sort déplorable.
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