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Monographies des villes et villages de France
Des livres de référence d'histoire locale

1864, "CORBEIL à travers les siècles (Histoire de)", "Léon Combes-Marnès", "2002, réimpression de l'ouvrage paru en 1950", "Format 14 X 20. 570 pages", "65e", "", 4, "Pour écrire l'Histoire de Corbeil à travers les siècles, Léon Combes-Marnès a parcouru « pendant près de 1 100 ans et, pour ainsi dire, pas à pas, l'évolution de la ville et de sa population, renouvelée et transformée, de générations en générations ». Sans négliger, par ailleurs, Essonnes qui, comme Corbeil, existait déjà à l'époque gallo-romaine, l'auteur, après avoir retracé l'époque des origines, de la période celtique à celle des invasions des Normands (IXe siècle), fait revivre les grandes heures du comté jusqu'au début du XIIe siècle, du comte Haymon à Hugues le Bel, en passant par Bouchard Ier et Maugis, Guillaume et Rainaud, Bouchard II et Odon, décrivant ensuite la ville devenue domaine royal, dans tout son éclat, avec son prévôt, représentant direct du roi, sa renommée comme citadelle de guerre, assurant et protégeant le ravitaillement de Paris et son rayonnement intellectuel (Abélard y fonde une école). Au XVIe siècle, Corbeil passe tour à tour sous la domination des huguenots et des catholiques, et des bandes de pillards dévastent les villages d'alentour, avant que la ville ne soit assiégée par Alexandre Farnèse et la troupe espagnole, et proprement mise à sac, malgré l'héroïsme du capitaine Rigault, « frappé d'un coup de lance dans la gorge et de plusieurs balles dans le ventre et dans les bras ».
La violence ne cessa pas au XVIIe siècle et les Frondeurs tentèrent, en vain (en 1649), de s'emparer de la ville, dont le gouverneur était (en 1652) un redoutable homme de guerre qui fonda, plus tard, le collège de Corbeil, et dont le nom devait être donné, deux siècles plus tard, à l'école de garçons et à un quai de la cité. En 1789, les Corbeillois acclamaient Marie-Antoinette qui passait sur la Seine, dans un bateau construit par eux quatre ans plus tôt. La Révolution, ère politique nouvelle, fut surtout une période caractérisée par la disette, des fêtes civiques, les excès d'une minorité de fanatiques et de nouvelles appellations pour les lieux publics. En 1806, l'Empereur vint à Corbeil, incognito, avec Joséphine, pour apprécier le contenu de la halle aux blés et hormis les déprédations commises par les alliés en 1814, l'élévation de barricades dans la ville d'Essonnes en 1848 et l'occupation allemande en 1870, le XIXe siècle fut plus paisible que les précédents. Et lorsqu'en 1875, pour la 992e fois, les Corbeillois fêtent le transfert des reliques de saint Exupère, c'est dans une cité « moderne », dotée d'une gare, d'une sous-préfecture, d'une halle au blé ombragée par 24 ormes et de deux ponts, avec les « onze moulins Darblay », les lavoirs et les jardins, la mairie, la bibliothèque municipale, l'église Saint-Guenault et au loin, la verdoyante prairie de Saint-Jean-en-l'Isle...
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