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Monographies des villes et villages de France
Des livres de référence d'histoire locale

1886, "SAINT-PÉE-SUR-NIVELLE. Histoire d'un village basque", "Roland Moreau", "2002, réimpression de l'ouvrage paru en 1979", "Format 14 X 20. 70 pages", "10e", "", 4, "La fière devise des Jeunes Basques, « Atxik eta segi » (tenir et continuer !) reflète à merveille l'histoire de Saint-Pée-sur-Nivelle (jadis Sanctus Petrus d'Ivarren, Saint-Pierre de la bonne vallée), seigneurie glorieuse du pays de Labourd, jusqu'à la Révolution, dont l'origine est très ancienne, puisqu'on cite un Guillaume de Saint-Pée, « florissant » en 1007 et un Jean de Saint-Pée prêtant hommage à Richard Coeur-de-Lion en 1170, leurs descendants formant au siècle suivant une nouvelle dynastie avec les Sault de Hasparren (une branche qui s'éteignit rapidement). Ensuite, de Jean de Saint-Pée qui construira le château, en 1403, avec l'autorisation du roi d'Angleterre, dont il sera un lieutenant fidèle, jusqu'à Anne-Henri-Louis, né en 1742, qui, arrêté à la Révolution « comme suspect », puis guerroyant à la frontière contre les Espagnols, mourra en 1798 d'une maladie contractée pendant sa captivité, en passant par Ogerot de Saint-Pée qui livrera une terrible bataille à Gaston de Béarn (en 1449), ou Jean de Chicon, bailli du Labourd et chevalier de François Ier, ou encore Jean de Caupenne qui lui succèdera (1565), avant l'érection de la seigneurie en marquisat (1659), c'est une épopée flamboyante et guerrière qui se développera.
Il est à noter toutefois que les maîtres des lieux ne furent pas les seuls à honorer la cité : que dire en effet des Semperstars qui accueillaient, et grossissaient parfois, la foule des pélerins en route pour Compostelle, qui subirent, avec les habitants des localités voisines, les incessantes incursions espagnoles (3 500 maisons à reconstruire de 1577 à 1607) et qui durent aller pêcher en mer, rebutés par des terres devenues incultes (guerres, fléaux naturels...) ? Et comment oublier les cagots et autres parias sociaux qui furent victimes des procès en sorcellerie menés par le fanatique commissaire de Lancre, ou tous ces hommes organisés en milice qui chassèrent (enfin) les Espagnols du Labourd (1637) et ceux qui, peu à peu, se sont rendus maîtres d'une forêt de plus de 4 000 hectares ? Trop indépendants pour plier docilement au vent de l'histoire (le curé jureur est chansonné sous la Révolution), appauvris par les guerres successives (bois communal détruit en 1814, moulins perdus en 1816, ponts à réparer en 1817...), les Sempertars ne voient leur sort s'améliorer que sous le Second Empire (écoles, construction d'un nouveau jeu de paume...), mais leur foi religieuse n'a pas faibli sous les coups du sort (« Saint-Pée-sur-Nivelle est, de nos jours, une communauté d'une rare ferveur ») et leurs fêtes traditionnelles « gravitent (toujours) autour de la danse, du chant et de la pelote ». « Atxik eta segi » : tenir et continuer ! naturellement comme l'Ezpelatar le plus célèbre de tous.
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