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Monographies des villes et villages de France
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1887, "VITRY (L'ancien et le nouveau)", "l'abbé Boitel", "2003, réimpression de l'ouvrage paru en 1841", "Format 14 X 20. 254 pages", "30e", "", 4, "L'histoire de Vitry-en-Perthois et de Vitry-le-François est exceptionnelle : ces deux cités qui, autrefois, n'en firent qu'une, avant de vivre leur destin spécifique, eurent un passé singulièrement mouvementé. A l'origine, qui, dit-on, « se perd dans la nuit des temps », il y avait une ville nommée Carkonne, qui fut occupée (vers 50 avant J.-C.) par les troupes de Jules César en raison de sa situation « au pied d'une montagne et regardant vers le midi ». La légion Victrix qui s'y était établie lui donna son nom et devenue chrétienne (en 46 après J.-C.) grâce à l'apostolat de saint Memmie, elle devint la capitale du Perthois en 451, se soumit à Clotaire II (613) et vit la fondation de la chapelle Sainte-Geneviève (865), puis celle du prieuré Sainte-Croix (1096) ; tout cela après les grandes invasions, la ruine de Perthes, les combats entre Francs et Romains et les aventures de Boson II, comte de Vitry. Deux incendies ravageront la ville (1142 et 1544), avant qu'elle ne devienne un bourg, les habitants survivants refusant de quitter les lieux, même si un nouveau Vitry (dit le François) voit le jour à partir de 1545 : Vitry-en-Perthois poursuit sa route au fil des siècles et en 1840 son territoire est l'un des plus étendus de l'arrondissement, son agriculture diverse et fertile et ses vignobles remarquables.
Les débuts de Vitry-le-François, eux, furent difficiles : la cité qui englobait le village de Maucourt dans son enceinte, était « propre, bien bâtie et bien distribuée », dotée d'une citadelle, mais l'érection des fortifications se fit très lentement, ainsi que le pavage des rues et le peuplement lui-même de la ville, qui allait être affecté par une guerre intestine (entre royalistes et ligueurs) et une épidémie de peste. Les édifices publics dont les plans avaient été tracés par François Ier, furent bâtis sous la direction d'Henri II, puis de Charles IX (église, hôtel-Dieu, collège...), mais la vie de la cité fut longtemps troublée par « les religionnaires » qui la quittèrent en 1687 (après la révocation de l'Édit de Nantes) et Vitry-le-François gagna en tranquillité ce qu'elle perdit en richesse. Les habitants témoignèrent de leur enthousiasme, lors du passage de Louis XIV et ils lui firent une réception magnifique. Par contre, la période révolutionnaire fut agitée : on vota la suppression des couvents et les récollets furent chassés, le vicaire Derval refusa de prêter serment et des profanations furent commises. Assiégée en 1814 et 1815, la ville fut victime du choléra (1832), mais en 1841, c'était une cité prospère et harmonieuse où l'instruction et la religion étaient en honneur.
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