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Monographies des villes et villages de France
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1938, "HESDINFORT. Histoire d'Hesdin", "Jules Lion", "2003, réimpression de l'ouvrage paru en 1882", "Format 14 X 20. 406 pages", "48e", "", 4, "L'appellation (fugace) d'Hesdinfort donnée au Nouvel-Hesdin, après la destruction de la cité originelle (1553) par les troupes de Charles Quint, trouva amplement sa justification dans les faits : fortifiée, la ville le fut par le prince Philibert-Emmanuel, « général pour l'empereur », qui fit construire l'enceinte aux cinq bastions ; quant à l'épopée guerrière que représente l'histoire d'Hesdin, tout au long des siècles, elle mérite, elle aussi, cette dénomination martiale. Outre les combats qui aboutirent à la retraite des Français (manque de vivres, malgré la victoire de Renti) et à l'érection de la localité, à partir de 1554, dont Jules Lion retrace l'histoire détaillée, il y eut jusqu'au siège victorieux de 1639, mené par le marquis de la Meilleraie, des troubles dans les Pays-Bas (partisans de la Réforme), le saccage de l'Artois par le duc d'Alençon... et par la suite, après la capitulation des Espagnols, les événements liés à la Fronde, le règne de l'aventurier de Fargues sur la ville, la guerre de succession d'Espagne (effets dans la région à partir de 1708) et le rôle majeur joué par le régiment Royal Champagne pendant la Révolution.
Cette vocation apparemment guerrière de la cité ne l'empêcha pas de se développer au fil du temps, sous l'administration d'un gouverneur, d'un maire et d'échevins : de faire éclore le commerce de la bonneterie, d'y organiser des marchés (bétail et chevaux, beurre et fil, poissons et crustacés), de venir en aide aux pauvres (action du comte de Siougeat) et d'être rythmée par la vie religieuse (église Notre-Dame, établissements des jésuites et des récollets), d'accueillir dans ses murs un hôpital et un service de poste et de traverser sans trop d'excès, grâce à la sagesse des édiles et malgré une poignée d'agitateurs la période révolutionnaire, même si l'adhésion à la levée en masse fut considérable, au point qu'on ne « trouvait plus à Hesdin, le 25 août 1793, d'ouvriers pour la fabrication de chevaux de frise ». Pendant la durée du camp de Boulogne, la garnison d'Hesdin fut triplée, les réquisitions ennemies (vaches, porcs, beurre, pommes de terre, bois avoine...) furent importantes en 1814, mais en 1870, la ville n'eut pas à souffrir de la guerre. Et déjà on parlait de chemin de fer, de télégraphe, d'éclairage au gaz.
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