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Monographies des villes et villages de France
Des livres de référence d'histoire locale

2200, "MÉZÉRIAT (Monographie de la commune de)", "Eugène Dubois", "2004, réimpression de l'ouvrage paru en 1925", "Format 14 X 20. 126 pages", "16e", "", 4, "Le dernier chapitre du livre d'Eugène Dubois, intitulé Pages de deuil, pages de gloire, est significatif : l'auteur y recense en effet tous les enfants de Mézériat tombés pour la France pendant la Grande Guerre - il y en eut 56 - avec le nom de leur régiment, les circonstances de leur mort, la date et le lieu de celle-ci et les décorations s'il y a lieu. Ce goût de la précision et cette volonté d'honorer ceux qui illustrèrent l'histoire de la commune se retrouvent du début à la fin de son ouvrage. Même minutie dans ses développements sur la géographie physique du terroir, mêmes données chiffrées dans l'étude de l'évolution de la démographie et des productions agricoles (551 ha de froment en 1858, 550 en 1892 et 410 en 1929), même respect des hommes et de la rigueur historique dans son bilan de l'industrie et du commerce en 1804 : « 4 meuniers, Jacques Rivet, père, Rivet fils, Buet et Gris ; 2 menuisiers, François Berthoud et Denis Mord ; 4 cabaretiers, Veuve Guyennet, Jean Navoret, Pierre Bernard et Louis Budin. » Etc.
Pour ce qui concerne l'histoire elle-même de la localité, Eugène Dubois témoigne des mêmes scrupules et du même souci d'exactitude : après avoir évoqué les antiquités locales, il énonce prudemment les indications étymologiques (Mézériat, de Miceri-acum, lieu habité par Miserius ? De Mesellerie : maison de lépreux ? De Mèze : racine celte ?), il fait revivre les lieux et les gens qui les habitaient sous l'Ancien Régime (fiefs de Mézériat et de Montfalcon, petits fiefs, paroisses...) en se référant à des documents officiels comme le cartulaire de Saint-Vincent (1074-1078) et la charte 555 du même cartulaire (1096-1124), les archives du Rhône (1224) et celles de la Cour des comptes de Bourgogne (1434-1436)... Ce qui ne nuit en rien à l'intérêt du récit : voir les démêlés de la population avec les autorités à propos de la dîme (1778), l'instabilité et le dénuement des familles (citées nommément) au XVIIIe siècle, le pouvoir des sorciers et les bouleversements révolutionnaires, le mauvais état des voies de communication et les biographies de trois médecins émérites.
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