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Monographies des villes et villages de France
Des livres de référence d'histoire locale

"7g", "PAYS (Le) ET VIN BEAUJOLAIS (Le)", "Léon Foillard et Tony David", "1998, réimpression de l'ouvrage paru en 1929", "Format 14 X 20. 258 pages", 218, "", 4, "Dans sa préface, Justin Godart précise les qualités de cet ouvrage « plaisant complet, fruité, semblable ainsi au vin dont il célèbre et honore les vertus ». Invitant le lecteur à suivre, à pied, l'itinéraire conseillé en « se désaltérant sur sa route aux caves accueillantes », il n'omet pas d'envisager les fins de parcours difficiles : « Si ses pas deviennent incertains, qu'il ne soit pas inquiet, de tous côtés la vigne indulgente lui tendra ses échalas comme bâton de pèlerin. » La grande qualité de cette oeuvre tient à sa réalisation par des gens du métier qui, comme le rappelle le préfacier, « un beau jour, prennent la plume, gros de la maturité d'observations faites autour d'eux avec un coeur et une intelligence sensibles. Dans leurs pages, il y a de la vie concentrée comme dans le raisin qui a puisé le suc des sillons, qui l'a sublimé, tour à tour, à la chaleur du jour et à la fraîcheur des nuits. »
La description faite par Foillard et David des routes beaujolaises témoigne de l'alliance du lyrisme et de la connaissance approfondie des lieux : « Les routes, bordées de digitales pourprées, de ronces, d'aubépines et de pruneliers, escaladent les croupes chauves où paissent quelques moutons, descendent en pentes rapides vers les vallons boisés d'où s'échappe un ruisselet, contournent les sommets recouverts ici de fougères, de bruyères, de genêts ; là de sapins, de mélèzes, de chênes, de cerisiers sauvages et de hêtres. »
Parmi les légendes de la région, celle du paysan Claude Brosse connaît plusieurs versions. L'une d'elles rapporte une violente dispute entre le vigneron et les valets du Roi qui veulent boire son vin. Il parvient, avec une énergie exceptionnelle, à repousser les assaillants. Le roi Louis XIV s'inquiète du tumulte et se fait présenter le bougre, lequel lui assure que son vin n'est pas fait pour la valetaille, mais est digne de la table royale. Après l'avoir goûté, Louis XIV adopte le vin du Beaujolais à côté de celui de Beaune prescrit par son médecin.
Le polémiste lyonnais Henri Béraud a lui aussi été séduit par le jus de la treille beaujolaise. Au cours de ses « expériences » nocturnes, « toute la côte y passait : le Fleurie parfumé, le Villié-Morgon, moins fin et plus robuste, le Chénas et le Thorins, veloutés ; le Juliénas, ferine et corsé ; le Saint-Etienne, inégal ; l'Odenas, méconnu. ».
De nombreuses gravures et photographies rendent la promenade historique et vinicole de Léon Foillard et Tony David encore plus vivante.
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